ART ROCK EMBRASE SAINT-BRIEUC

  • ART ROCK EMBRASE SAINT-BRIEUC

    Article publié le 13 juin 2017 | actualités

    Archive 13 - ©Gwendal Le Flem

    Pour sa 34e édition, Art Rock démontre plus que jamais sa richesse, son audace, sa force. Sous la bannière Fantastic Elements, le festival est toujours à la hauteur de ce que l’on attend de lui – pluridisciplinaire, populaire, fédérateur – et plus encore. De la musique aux arts numériques, de la gastronomie aux installations de feu, le festival est un acteur de la scène culturelle, transformant le long week-end de la pentecôte en une fête incroyable depuis 34 ans.

    100 sur 102

    Art Rock en chiffres :

     

    76000 spectateurs dont

    >38000 entrées aux spectacles payants

    >38000 entrées aux spectacles gratuits

    3 jours de festival

    12 lieux de concerts, spectacles, installations, expositions

    54 concerts

    5 spectacles

    3 expos

    6 projections

    405 artistes / équipes artistiques

    19 chefs (dont 5 étoilés) et pâtissiers, 3 cavistes, et un producteur de cidre bio ont servis plus de 16000 assiettes gourmandes aux festivaliers.

    200 salariés dont 145 intermittents

    600 bénévoles

    3500 repas servis aux équipes & artistes

    1121 chambres d’hôtels

    Plus de 100 partenaires et mécènes

    150 entreprises prestataires dont 100 provenant des Côtes d’Armor

    70 semi remorques

    Plus de 90 concerts dans le OFF du festival : Artbist’rock’

     

    Rendez-vous les 18, 19 et 20 mai 2018 pour fêter les 35 ans

    Metronomy 5 - ©Gwendal Le Flem

    A l’heure du bilan, une seule question se pose depuis maintenant 34 ans : par où commencer ? Art Rock s’est donné pour mission d’offrir, chaque année, une programmation riche, éclectique, foisonnante, pensée comme un labyrinthe des merveilles où le public serait invité à se perdre

    pour mieux tomber, à chaque virage, sur une belle découverte. Pari réussi encore cette année !

    Il n’y avait qu’à se laisser transporter par les sculptures de feu de la Compagnie Carabosse installées au Parc des Promenades pour s’en convaincre. Là, dans les allées boisées, des installations enflammées respiraient une poésie d’une douceur rare, comme si Mad Max rencontrait Rimbaud à minuit dans le jardin du bien et du mal.

    Il y eut donc le feu, ici débarrassé de toute agressivité pour se faire chaleureux, intime, parfumé. Il y eut aussi l’eau, la terre, l’air et le pixel, le cinquième élément d’Art Rock, tous rassemblés dans une exposition, Fantastic Elements, au musée de la ville de Saint-Brieuc. Un dialogue précieux entre des œuvres-phares d’arts numériques: Three Women de Bill Viola et son utilisation de l’eau comme symbole du passage entre deux mondes; ou encore Bit fall. de Julius Popp, où l’eau se fait rideau pour dérouler une cascade de mots. Notons également la double présence du canadien Don Ritter, avec un mapping d’eau et un mapping de feu pensés comme des alters egos. Pixel était aussi le nom du spectacle de danse présenté par la compagnie Käfig au grand théâtre de la Passerelle. Standing ovation deux soirs de suite pour cette œuvre hybride, à la croisée du hip-hop, de la danse contemporaine et de l’art numérique, chorégraphiée par Mourad Merzouki.

    Autre mariage aussi surprenant que réussi : celui de Peter Von Poehl, d’Héla Fattoumi et d’Eric Lamoureux pour un concert dansé d’une délicatesse rare, Sympathetic Magic.

    Le festival se faisait gastronomique avec les dix ans de Rock’n’ Toques. Pour souffler correctement ces bougies, Julien Doré avait préparé un burger vegan en collaboration avec le chef étoilé Nicolas Adam (La Vieille Tour).

    Côté musiques, la soirée du vendredi sur la grande scène de Poulain Corbion restera mémorable avec les dingues Naive New Beaters, LaFemme, accompagnés pour l’occasion de performeuses tous seins dehors, les génies Jagwar Ma, la classe imparable des Kills, sur lesquels le temps n’a pas d’emprise, et l’efficacité de Cassius, qui ont balancé leur I Love You So juste à temps pour nous faire exploser le cœur.

    Même énergie sur la scène B, agrandie cette année, où Roméo Elvis et Coely ont chauffé le public à blanc avec leurs raps directement débarqués de Belgique. Plus tard, dans un forum bondé, le trio toulousain Las Aves a fait l’unanimité, et plus encore.

    Les artistes locaux Marvin Jouno, Octave Noire, Dominic Sonic, Yohann Le Gruiec, Vincent Paulic auront une nouvelle fois démontré la vitalité de la sphère artistique briochine.

    Le samedi soir, ce sont les Australiens de Parcels qui se sont vus acclamer par un public tombé fou amoureux de leur pop-funk-disco sous influence Daft Punk, Chic et Phoenix, qui actionnait les jambes comme personne.

    Plus tôt dans la soirée, sur la scène de Poulain Corbion, les riffs de guitare hypnotiques de Bombino projetaient le public sous une tente touareg en plein désert, rappelant Tinariwen, accueillis en 2004 et 2013 au festival.

    L’enthousiasme de la jeune et talentueuse Cléa Vincent faisait, lui, écho à celui de Julien Doré, qui a bravé la pluie passagère pour livrer un concert fédérateur. Le show s’est fait bondissant et jouissif avec Deluxe, autre belle claque du week-end.

    La scène française était à l’honneur aussi cette année. Avec une après-midi en compagnie de Radio Elvis et Bertrand Belin au Grand Théâtre de La Passerelle. Un franc succès : public debout et salle comble. La veille, Paradis déployait sa pop eighties sur la scène B devant un public reprenant leurs refrains. Sur la même scène dimanche soir, Agar Agar nous plongeaient dans les années 90 et l’acid-disco tandis que la grâce et la sensualité de la « duchesse de la darkwave » Abra envoûtait le public. Ce même dernier soir, Metronomy, nous a fait l’honneur de venir présenter son nouveau live en avant-première française nous rendant définitivement accro à leur leur pop sexy et rafraichissante. La scénographie dingue des Londoniens mythiques d’Archive, la fureur de Nova Twins, le discopunk de No Zu, et la fièvre de Shame ont fini de rendre cette dernière soirée mémorable.

    Une nouvelle fois, Art Rock aura pour sa part prouvé que la créativité est belle et bien vivante et qu’elle offre un refuge salutaire en ces temps troublés, une lumière essentielle, éternelle.

    Carabosse 5 - ©Gwendal Le Flem

     

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