International / Art contemporain

Mythologíes

Gratuit

Du 14 au 26 mai

Mar.- Sam. : 10h-18h / Dim. : 14h-18h
Pendant le festival : 10h-22h

Musée de Saint-Brieuc

L’Art antique et la mythologie grecque dans l’Art contemporain

Une visite en langue des signes française est prévue le samedi 25 mai à 14h.

Théo Mercier
Mirror Error

Théo Mercier est né à Paris en 1984, il est plasticien et metteur en scène. Son travail se caractérise par des interrogations sur l’anthropologie, l’ethnographie, la géopolitique et le tourisme. S’amusant à déconstruire l’image collective faite de l’histoire, il lie des objets et des représentations pour mettre en avant leurs contradictions. Dans sa série d’œuvres Mirror Error, Théo Mercier joue de sa position d’artiste, de conservateur, de laborantin et de cybernaute. En suivant les codes du Pop Art, il travaille à partir d’images de statues de la Grèce antique sur lesquelles il agence des miroirs dépolis à l’acide qui floutent les représentations de temps et de mouvement : le spectateur se voit évoluer dans l’œuvre. Le miroir est un objet symbolique dans l’art puisqu’il permet d’explorer la condition humaine en montrant au spectateur un aperçu de sa propre psyché.

 

Sabrina Ratté
Monades

Sabrina Ratté est née au Canada en 1982. Pour sa série d’œuvres Monades, elle s’intéresse à son corps dans sa matérialité et le travaille virtuellement. Pour ce faire, elle pratique la photogrammétrie, c’est à dire la numérisation d’éléments réels pour les incorporer dans des environnements virtuels. Elle s’inspire autant du concept du cyborg de Donna J. Haraway, des dessins de Hans Bellmer ainsi que la mythologie grecque dans ce qu’elle amène à réfléchir autour du corps. Sabrina Ratté questionne, de manière plus contemporaine, la place du corps dans le monde numérique ainsi que ces effets psychologiques sur notre perception du monde, voire plus largement sur l’aspect virtuel de l’existence. Les 4 Monades se composent d’éléments abstraits et figuratifs, de paysages et d’architectures qui jouent avec la limite entre le réel et le virtuel, la biologie et la technologie.

 

Simon Faithfull
Going Nowhere 1.5

Simon Faithfull questionne la position de l’homme sur la Terre. Lors de ses voyages, il explore et capture ses ressentis personnels face au monde et ses mouvances. L’œuvre Going Nowhere 1.5 s’inscrit dans une série de trois vidéos (Going Nowhere 1 et Going Nowhere 2). Ces films mettent tous en scène une personne marchant. Dans Going Nowhere 1.5, cette personne marche en rond sur une île, la marée monte, son tour à pied rétréci. Quand l’île est submergée, le personnage finit par être immergé. Les marées sont cycliques, dans quelques heures, l’île sera de nouveau au-dessus de la surface de l’eau et le personnage pourra de nouveau faire son tour. Cette action qui se répète sans fin n’est pas sans nous rappeler le châtiment subit par Sisyphe, consistant à pousser une pierre au sommet d’une montagne, d’où elle finit toujours par retomber.

 

Mario Terzic
My Wings

Mario Terzic est un artiste autrichien qui propose une esthétique qui mêle un champ visuel et un objet. Ses œuvres, mettant en scène des corps, s’inscrivent dans le Body Art et dans l’actionnisme viennois. Assemblant art et science, il questionne l’espace de manière mystique Dans la série de quatre photos My Wings, nous observons Mario Terzic de dos en tenue d’aviateur, des ailes accrochées à ses bras, tentant de s’envoler d’un champ de bataille. Son corps semble plus alourdi par ces ailes que prêt au décollage. Les ailes renvoient sans équivoque au mythe d’Icare : des ailes qui nourrissent l’espoir de s’évader du champ de bataille, une métaphore du labyrinthe infernal de Dédale. Mario Terzic nous parle de son espoir, sa quête, son envie d’évasion. Une œuvre poétique que tout le monde peut interpréter en fonction des ses propres aspirations.

 

Léo Caillard
Wave Stone

Léo Caillard est un artiste plasticien qui vit et travaille à Paris. Avec ses œuvres, il crée des liens entre le passé et le présent, en questionnant notre rapport au temps, à l’histoire et à notre propre individualité. Léo Caillard joue avec le numérique et l’art classique. Par exemple, il a “habillé” des statues de dieux grecs, les faisant ressembler à des hipsters dans sa série Hipsters in stone en 2012. La série de bustes présentée dans cette exposition reprend les codes de la mythologie grecque : le travail du corps dans la pierre. Avec Wave Stone l’artiste emprunte le style statuaire classique. peut-être sont-ils des dieux ou des déesses de la Grèce Antique ? La statue semble avoir été floutée informatiquement, cependant, elle sont bien réelles. La pierre n’est visuellement plus aussi dure et prend des courbes ondulées, comme un liquide.

 

Hey_Reilly
Recasting

HEY_REILLY est un artiste travaillant sur l’image de marques de luxe et l’image de l’art de la Grèce antique dans le monde contemporain. Dans sa série Recasting, série de collages numériques, il joue avec l’iconographie de la sculpture occidentale classique et créer ses propres nouveaux mythes. Il nous invite à regarder l’art antique comme un art durable, moderne, et non ancien. Comme un art qui compose également avec les sujets de genre, de types de corps et de la célébrité, des concepts actuels. La manière dont nous pensons le corps humain aujourd’hui est étroitement liée aux représentations faites dans l’art de la Grèce antique. En y associant le visage de David Bowie ou de Rihanna, l’artiste nous invite à voir avec un nouvel œil ces statues que nous ne regardons plus. L’artiste met également en avant la diversité bien présente dans l’Antiquité grecque à travers les personnalités choisies.

 

Edouard Baribeaud
Minotaur

Edouard Baribeaud est un artiste franco-allemand né à Paris en 1984. Il est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs à Paris en 2008. Ses œuvres sont des invitations au voyage dans des paysages lointains et enchantés. Il recherche, au travers de son travail plastique, les formes géométriques, les répétitions et les jeux de couleurs. Il puise son inspiration de la Renaissance italienne, du théâtre, du cinéma ou encore de l’art de la miniature indienne. Dans ses œuvres, l’artiste fait dialoguer les cultures, il propose une relecture des légendes et des mythes et n’hésite pas à explorer l’intime. La peinture du Minotaur s’inscrit dans une série de 10 tableaux sur la mythologie gréco-romaine, intitulée « Une histoire ancienne pour nos temps modernes » (2018). Ici, en réinterprétant le mythe, Edouard Baribeaud le projette dans la vie quotidienne en le liant à l’individu dans la société contemporaine.

 

Société Volatile – Philémon Vanorlé & Arnaud Verley
Pégase

Philémon Vanorlé est artiste plasticien, Arnaud Verley est scénographe. Ils vivent et travaillent à Lille, collaborent intensément entre 2008 et 2020 sous le nom de Société Volatile, un ancien club belge de pigeons de beauté que Philémon a hérité de son grand-père. La dimension tragi-comique de leurs projets est à l’image de leur vision sociétale. Parce que nous vivons une époque à la fois drôle et cruelle, les artistes s’amusent des poncifs, mettent en scène la débauche énergétique, l’ingénierie discount, la nostalgie des années fastes et, finalement, rendent hommage à la lenteur. Sensible à la question écologique, aux discours bien-pensants (« ah oui le tout-solaire »), ils mêlent le banal au spectaculaire dans des œuvres paradoxales. La supercherie n’est pas loin, le technologique côtoie l’immobilisme conférant un trait absurde à leurs manœuvres. Leurs installations ont été présentées notamment aux Château de Fontainebleau, à la Conciergerie (Paris), aux musée de Beaux-arts de Caen, au Musée de l’Hospice Comtesse (Lille) leur projet Pégase a intégré le fond du FRAC grand large Hauts-de-France.

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